On raconte, qu’au Tibet, les dalaï-lamas (océans de sagesse) s’entouraient de petits chiens à la robe or et miel.
Selon eux , ces petits êtres étaient la réincarnation des bonzes et devaient prévenir de l’arrivée du « Dieu vivant »
1644 : arrivée du shih tzu en Chine au moment où Pékin fut assiégée par les Mandchous.
A cette époque, ces petits chiens vivaient à la cour impériale et annonçaient l’approche imminente du souverain.
Dès que le peuple voyait ces petits shih tzu, il baissait les yeux en signe de respect.
Vers la fin du 19ème siècle, l’impératrice douairière Tzu Hsi se fit offrir ces chiens par le dalaï- lama
et décida d’entretenir la race .
Notons que cette impératrice possédait déjà des pékinois !
Sans parler de standard , à cette époque, chacun de ses petits protégés devait présenter certaines caractéristiques:
- Le chien est petit et paré d’une superbe cape blanche autour du cou.
- Son visage est foncé et velu, son front droit et bas.
- Ses yeux sont larges et vifs, ses oreilles dessinées comme les voiles d’une jonque de guerre.
- Sa truffe semblable à celle du singe sacré des Hindous.
- Ses pieds sont entourés de touffes de poils rendant ses déplacements silencieux.
- Sa couleur est assortie aux habits impériaux.
Tous les sujets ne présentant pas ces caractéristiques étaient vendus au peuple ou sur les marchés.
Par contre, les autres étaient entretenus par les eunuques ; l’impératrice les chargeait
de les soigner et de veiller sur leur sécurité.
Voyez plutôt les menus :
- nageoires de requin ; foie de courlis et cervelle de caille
- thé préparé avec de jeunes pousses de petites plantes ou lait d’antilope broutant dans les parcs impériaux
En cas de maladie:
onction avec de la graisse purifiée de pattes de léopard sacré ,et ‘sirop’ à base de coquille d’œuf de grive
rempli de jus d’anone, dans lequel il faut dissoudre trois pincées de poudre de corne de rhinocéros.
Last but not least, pour couronner le tout, une application de sangsues
AINSI ? il guérira et, s’il meurt, « il restera dans la mémoire, comme un chef-d’œuvre mortel »
Aujourd’hui, le culte du shih tzu a disparu.
Avec le développement des voyages et des importations, le shih tzu a fait le tour du monde,
et en Chine comme au Tibet, il en reste très peu.
QUELQUES DATES IMPORTANTES SUPPLEMENTAIRES DANS LE PARCOURS DU SHIH TZU
- 1923 : le Kennel Club chinois de Shangaï classe les descendants des chiens de l’impératrice douairière Tzu Hsi comme lhassa- terrier et caniches tibétains
- 1930 : Miss Hutchins ainsi que Sir et lady Brownrigg ramènent deux couples de shih tzu en Grande Bretagne. Dix ans plus tard, 183 sujets sont répertoriés !
- Au début des années 30 : Henrik Kauffman importe un couple de shih tzu en Norvège. Astrid Japensen crée un élevage de shih tzu au Dannemark.
- 1934 : création du Kennel Cub de Pékin qui baptise les shih tzu : « lhassa lions dogs »
- 1935 : un shih tzu de Grande-Bretagne est exporté en Suède par Mr. W. Ekman.
- 1938 : le premier standard du shih tzu est rédigé.
- Aux Etats-Unis, deux chiennes sont enregistrées comme « apsos »
- Fin des années 30 : Miss Torrible importe un couple de shih tzu au Canada.
- 1945 : Mr. Et Mrs. Dobson, en provenance de Grande-Bretagne, s’installent en Australie avec leurs trois shih tzu.
- 1957 : création du club du shih tzu aux Etats-Unis.
- 1960 : Mme Geusendam crée un élevage de shih tzu en Allemagne.
- Début des années 60 ; Mara Belli crée le premier élevage de shih tzu en Italie
- 1963 : le Kennel Club américain reconnaît officiellement le club du shih tzu.
- Années 80 : l’élevage de Danielle Ulrich contribue à développer la race en France, même si nous devons l’introduction des premiers shih tzu au comte et à la comtesse d’Anjou.